Comment choisir ses chaussures de running ?

Les marques s’en donnent à cœur joie pour produire de nouvelles chaussures de running en permanence, il devient difficile de faire son choix tellement il est devenu vaste. Alors comment faire pour choisir la bonne paire ? En réalité, si vous suivez tous les conseils que vous allez pouvoir trouver sur Internet, vous allez finir par avoir un placard entier dédié à vos multiples paires de chaussures. Il y aura celle pour le trail, pour le running, celle pour la route, pour la campagne, pour les terrains accidentés, … Vous finirez même par prendre en compte l’amorti de vos chaussures, sa stabilité, sa souplesse, sa légèreté, … Et vous ne saurez plus où donner de la tête.

Quel terrain de pratique pour votre running ?

Il vous faut déterminer sur quel terrain vous allez évoluer. En règle générale, nous nous trouvons en face de trois grands possibilités : en milieu urbain, dans la nature ou sur piste dans un club. Les trois cadres présentent des besoins différents.

Ainsi, vous allez pouvoir porter votre préférence pour des chaussures de running pour route, des chaussures de trail pour aller dans la nature et des chaussures à pointes pour la piste.

Nous allons nous concentrer sur les chaussures de running pour la route. Dans cette catégorie, le coureur se trouve confronté principalement à deux types de terrain : le bitume, les chemins dans les parcs urbains. Les chaussures vont devoir offrir un bon amorti et une stabilité confortable.  Elles se doivent aussi d’être confortables et légères.

Pour quelle pratique ?

Là, vous devez savoir pourquoi vous courez : pour votre plaisir ou pour la compétition.

Si vous courez pour vous faire plaisir ou vous maintenir en forme, optez pour les chaussures dites de jogging. Elles conviennent parfaitement si vous débutez la course tout autant que pour le coureur qui fait une ou deux sorties par semaine. Cette chaussure est en général confortable grâce à son amorti qui donne une sensation de liberté quand vous courez.

Si c’est la performance qui vous motive, il vous faudra des semelles dynamiques qui vont vous aider à tenir votre allure de compétition. Elles proposent un amorti qui vous permet de protéger vos articulations. 

Pour quelle morphologie ?

Pour les coureurs dits légers, il faut tabler sur une chaussure flexible avec une semelle souple. Le coureur pourra plus facilement dérouler le pied lors de ses foulées. On parle de coureur léger en dessous de 63 kg pour une femme et 78 kg pour un homme.

Pour les coureurs dits lourds, le confort de la course va devoir compter sur de l’amorti et de la stabilité. Sinon le coureur risque vite d’en pâtir. 

La morphologie est importante mais elle est basée en partie aussi sur la foulée. Quand le corps attaque le sol, il faut savoir comment il l’attaque, cela permet de cibler le type d’amorti à choisir. Les chaussures classiques pèsent entre 250 et 300 g. Les plus légères ne dépassent pas en général les 200 g.

Les caractéristiques de la chaussure de running

  • L’amorti : C’est ce qui permet à la chaussure d’encaisser le choc quand votre pied touche le sol. Il joue sur vos articulations, c’est un élément de confort important.
  • La stabilité : Pour avoir le pied et la cheville correctement maintenus, il faut pouvoir poser son pied lors de la foulée sans avoir à se soucier de son équilibre. Entre l’amorti et la stabilité, c’est un choix à faire. C’est à vous de voir ce que vous voulez privilégier.
  • Le dynamisme : il agit en capturant une partie de l’énergie transmise à chaque foulée et la restitue dans la foulée suivante. Cette relance par le rebond d’une foulée sur l’autre offre une meilleure dynamique.
  • La flexibilité : nous en avons déjà parlé, c’est la souplesse de la chaussure qui intervient pour s’adapter au mouvement de votre pied.
  • Le drop : c’est l’inclinaison de la semelle de l’arrière vers l’avant. Le pied nu a un drop zéro car le talon et l’avant du pied sont tous les deux en contact avec le sol. L’ajout d’une inclinaison de la semelle permet de favoriser une foulée naturelle dès que la taille du drop atteint les 8 mm.

Comment choisir la pointure de ses chaussures de running ?

Le maintien du pied passe aussi par le choix de la bonne taille de chaussures. En règle générale, il vous faudra prendre une chaussure une pointure au-dessus de votre pointure habituelle. Quand vous essayez une paire de chaussures de running, vous devez avoir de la place à l’avant pour vos orteils afin d’éviter le phénomène d’ongle bleu au niveau du gros orteil.

N’oubliez pas de vérifier la largeur de la chaussure. Votre pied doit être maintenu sans être trop serré. Et faites attention à ne pas confondre lorsque vous lisez la taille sur l’étiquette. Bon nombre de chaussures présentent des étiquettes européennes, donc ne vous trompez pas.

Évaluer la position du pied dans la chaussure

A chaque foulée que vous faites, vous positionnez votre pied d’une façon particulière qui vous est propre. On parle de foulée de type pronatrice, neutre ou supinatrice. Vous pouvez le remarquer quand votre chaussure s’use, vous allez les user plus d’un côté ou de l’autre.

Ainsi, si vous avez une foulée neutre, aussi appelée universelle, vous posez le pied au milieu. C’est le cas de la moitié de la population. Votre foulée est pronatrice, vous avez donc tendance à poser le pied vers l’intérieur. A l’inverse, la foulée supinatrice, soit 10% de la population, dirige le pied vers l’extérieur. Vous pouvez choisir de porter des chaussures conçues spécialement pour protéger chaque type de foulée. Sans être forcément plus chère, il vaut mieux toutefois vous adresser à un magasin spécialisé. 

Alors la meilleure chaussure de running est surtout celle dans laquelle vous vous sentez bien. En cas de doute, prenez les conseils d’un vendeur dans un magasin spécialisé.

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